
Les racines de Potago
Qui suis-je
Jérémie Obsomer, habitant à Marchin dans le Condroz depuis 2019, je suis indépendant dans le monde la communication et du digital che Gintlemen Agency à Namur.
Pendant ma jeunesse, j’ai toujours été très proche de la Nature grâce au scoutisme et mes grands-parents et parents entretenaient tous un jardin et un potager à la campagne, dans un gros village ou encore en ville. Pendant mon enfance, j’étais autant dehors via mes activités qu’à l’intérieur devant un ordinateur #gaming mais c’est le dessin qui est devenu la liaison entre ces deux environnement.
L’art en général est devenu mon parcours scolaire ensuite le graphisme pour finir dans le monde du travail dans une agence de publicité digitale où j’ai découvert le monde du web. Après des années créatives mais un épuisement mental lié à ce monde, j’ai entrepris de réaliser mes propres rêves en me lançant dans l’indépendance, quelques années plus tard, je lançais ma propre agence créative & digitale avec Alexandre, développeur web. Une complémentarité technique-créative qui nous porte à réaliser de très chouettes projets années après années.
“Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelques vous engagera pour réaliser les siens” Steve Jobs
La tête dans le web et les mains sur le clavier ont pris une grosse part de ma vie, mais c’est notre installation à Marchin et la découverte du terrain qui m’a fait reprendre le travail de la terre. Nous avons aménagé le jardin petit à petit et nettoyé les zones “décharge” des anciens, un potager à vu le jour dès 2020 pendant le Covid, travaillé de manière traditionnelle mais sans aucun produits ou engrais de quelques sortes. J’ai redécouvert la jardinage qui allait devenir une nouvelle passion.

2021, l’arrivée d’Ulysse, le déclic !
Suite à une année 2021 très pluvieuse, des voyages et avec l’arrivée prochaine d’un heureux événement, le potager à été laissé à l’abandon mais les fleurs en bulbes ou semées ont donné un jardin fleuri et accueillant pour les pollinisateurs.
A l’arrivée d’Ulysse, j’ai pris conscience qu’il devenait essentiel de cultiver notre propre nourriture pour notre bien-être et pour lui transmettre des valeurs plus importantes : partage, patience, émerveillement, contact avec la Nature, ...
J’avais également envie de passer du temps de qualité en famille tout en conciliant le travail digital et le jardinage, l’optimisation du jardin-potager s’est mise en place grâce à la réflexion utilisateur (gestion de l’eau, des trajets, ...), de nombreuses lectures, tests, solutions aux échecs, compréhension des réussites. Le tout avec la volonté de travailler avec la Nature, je me suis fortement inspiré de la permaculture, ses principes, ses design mais en gardant le besoin de faciliter l’entretien pour gagner du temps, économiser temps et énergie.
Et pour économiser, une grand majorité de mes installations ont été grâce à l’upcycling, l’art de donner une seconde vie aux objets usagés car lors d’une visite au recyparc, j’ai été marqué par le dépôt de matériaux, jouets, et matériel souvent neuf ou réutilisable. Je lance souvent des appels proposant de venir débarrasser des objets inutilisés pour des projets futurs.
Tous les déchets du jardin allait aussi être transformés et réutilisés au potager, mes outils sont devenus manuels et silencieux ou électriques couplé avec des panneaux solaires.
2023, Potago à commencé à germer
Cette année à été l’une des meilleures et une des pires. Après une belle extension du potager en bac lasagne, les plantations, arrosage via oyas, paillage, tout était fin prêt pour passer une saison au calme malgré une météo sécheresse ou pluie diluvienne. Malheureusement un problème majeur allait détruire tout ce que j’avais réalisé et remettre tout en question : le campagnol.
Ce rongeur végétarien qui s’attaque aux racines de presque tous les légumes, fruitiers, arbustes, bulbes, fleurs, etc. profite de la diminution de ses prédateurs (chouettes effraie, renards, serpents, etc.) considérés comme nuisible par l’Homme, pour proliférer. Un couple arrivé en mars peut monter jusqu’à 200 individus en automne et c’est ce qui est arrivé sur le terrain, des bacs remplis de matières en décomposition (restes de végétaux, fruits, etc.), des prés occupés par des animaux en pâture martelant le sol et des champs travaillés mécaniquement les font fuir vers un espace accueillant pour les biodiversité. Ajoutons un été sec et leur besoins de se loger au frais dans les bacs.
Tout l’été ce fut un combat pour trouver des solutions naturelles pour les éloigner. Au final, beaucoup de travail et de frustration mais une année superbe en production et apprentissage. Le potager allait radicalement changer de forme pour devenir un jardin potager et nous nourrir toute l’année.
En repensant totalement mon plan de jardin-potager, je suis passé au dessus de la déception que les jardiniers ont souvent en débutant. Dès l’automne 2023, la mise en place définitive à commencée et notre terrain est devenu un espace toujours aussi accueillant et productif mais encore plus facile d’entretien tout en étant protégé des campagnols aux endroits stratégiques. Des cultures et espaces sont laissés à leur disposition tout en accueillant leurs prédateurs.
De nombreuses optimisation et installations on vue le jour, réalisée avec Ulysse et l’aventure du terrain continue d’évoluer avec chacun de nous. Pour ma part, j’ai trouvé un équilibre de vie entre mes jobs passionnants et vie de famille.
En 2024, Potago est né et propose des services variés pour aider chacun à créer son propre projet en fonction de son énergie, temps disponible et souhaits de culture.












L’évolution du projet Potago @Marchin

Coup de coeur pour le Condroz
En visitant la maison et le terrain, Justine & moi avons ressenti que nous allions faire un bon bout de chemin ici. L'espace, la vue dégagée à l'avant sur les champs et le bois surplombant la vallée du Hoyoux au fond du jardin nous ont marqué. Pour ma part, j'ai vu le potentiel du terrain assez vite.

Le grand nettoyage
Lors de cette année, nous nous sommes attelés à la rénovation de la maison et au nettoyage du jardin. Couper les grands thuya qui prenaient la totalité de la luminosité, désoucher et entretenir le terrain. Le nettoyage des zones des dalles en béton et d'anciens "compost" tout venant, gravats mais aussi des matériaux divers à trier et récupérer pour des installations. Le travail était nécessaire et je me suis rendu compte que tondre de vaste étendues n'étaient pas ma tasse de thé.

Premier potager surélevé
En plaçant les citernes de récupération d'eau de pluie, nous avons dû créer un jardin surélevé entre la maison et le garage, l'occasion d'y créer un premier potager avec quelques plantes potagères reçues. Culture traditionnelle, terre à nue, arrosage de surface donc beaucoup d'entretien et de temps pour une petite surface de 20m2. Mais aucun produits nocifs pour le sol ou la santé.
Grêle & pluie
En 2021, nous avons eu très peu temps disponible avec l'aménagement de la maison et la naissance d'Ulysse. En plus, la météo a été catastrophique : orage de grêle en juin et pluie incessante tout l'été sont venu à bout de mes plants de tomates mais courgettes, potirons et haricots ont été très productifs ! Une année riche en apprentissage, lecture : j'ai découvert la permaculture, l'amélioration du sol avec des matériaux naturels pour que le sol soit riche et productif.

La serre et des bacs
Suite à mes nombreuses lectures d'hiver et les expériences passées, nous avons installé une petite serre bien solide et des bacs potagers en matériaux de réemploi dans le jardin. Mon objectif : tondre moins et augmenter la zone de culture. Grâce au paillage, l'utilisation d'oyas pour créer des réserves d'eau disponibles pour les racines des plantes, les associations bénéfiques, la production fut au rendez-vous, une année magnifique en essais, découvertes et apprentissages.

On agrandit
2022 était super, donc on a agrandit les bacs potagers, paillé avec du foin, planté des oyas, cultivé sur structures verticales et stocké l'eau pour contrer la sécheresse. Le printemps fut prometteur !

C'est la jungle !
Mais trois problématiques sont très vite arrivées : tondre dans la jungle devenait de plus en plus compliqué, des allées ont du être condamnées. Les bacs potagers étaient trop larges, il fallait monter et marcher sur le sol pour récolter et donc le tasser, pas bon. Et enfin, un petit rongeur, le campagnol terrestre ou rat taupier, à fait son apparition et dévoré de nombreux pieds de plants qui ont dépéri. La lutte fut mentalement éprouvante, mais la diversité d'astuces non létales pour l'éloigner à permit de sauver la saison et de remplir le garde manger. Ces trois gros problèmes m'ont poussé à repenser le plan de mon jardin potager complétement.

On repense tout !
Durant l'automne, l'hiver et le début du printemps, l'espace potager à mué. Objectif : minimum d'entretien et maximum de plaisir de culture et récolte. Le plan tient compte du terrain (dénivelé, orientation) parcours en brouette, accès aux matériaux et à l'eau (via gravité), association bénéfiques, vivace qui restent en place, etc. Le zones de cultures sont protégées des campagnols en souterrain par des grillages à mailles fines, plantes à bulbes et racines odorantes et tiges en métal surmontée de bouteilles plastiques qui provoquent du bruit en profondeur (les campagnols sont sensibles aux bruits et aux fortes odeurs). La saison peut commencer !

Pluie et production
Malgré une météo pluvieuse, l'année fut superbe, les récoltes variées au rendez-vous et l'entretien se concentrait surtout sur la tonte différenciée (zones de fauche pour créer du foin), accrocher les plantes grimpantes aux structures verticales et récolter pour conserver. Le temps gagné à été utilisé pour optimiser l'automatisation et développer de nouvelles zones de culture.

Une année au top !
Avec l'expérience vécues depuis notre installation, j'ai décidé de lancer Potago et d'ouvrir l'espace fin septembre. Les portes ouvertes ont attirées de nombreuses personnes, vu l'intérêt, j'ai développé la formation "plan du potager à long terme et amélioration du sol qui a eu un premier succès durant l'année 2025.

Améliorations & optimisations
Nous avons profité de l'automne pour améliorer encore les zones de culture (sol très argileux) et installer une grande serre pour accueillir les nombreux semis de printemps, les cultures de tomates (séparées des aubergines) et formations. Un gros travail d'automne fut aussi de planter 150 arbres, arbustes et fruitiers sur le terrain pour créer un espace nourricier global.

Grande serre et forêt nourricière
La grande serre finie, elle a été aménagée et à accueilli les plants de tomate. L'avant de la maison a été aménagé également et accueille des pommiers colonaires, un bac de culture et des zones de fleurs et petits fruitiers. Objectif : créer un petit espace productif et agréable pour nous couper de la route. Le début d'année fut marqué par une sécheresse impressionnante, ce qui m'a poussé à encore améliorer la récolte d'eau (via la serre et abri à foin) directement dans des cuves pour faire château d'eau et alimenter les goutes à goutes des deux serres. Couplé à un arrosage automatique via les citernes enterrées, j'ai gagné un temps dingue en arrosage manuel, me contentant de remplir les cuves avec les réserves d'eaux non raccordées.

On récolte & on profite
Le paillage et les oyas ont magnifiquement bien fonctionné dans les zones extérieures, le remplissage des oyas se faisant mensuellement. L'objectif d'entretien minime est atteint, chaque soir de boulot, je fais mon petit tour de récolte et passe du temps en famille. Le gros du travail se cantonne à l'automne avec l'amélioration du sol et le printemps avec les semis + plantations. Cette expérience d'optimisation je la met à profit de mes clients et leur enseigne via les formations et installations chez eux via des chantiers participatifs.